Trois voies d’orientation, un calendrier national qui se joue entre avril et juillet, et une décision finale qui n’appartient pas à la famille : c’est le cadre réel de l’après-3e. Ce guide reprend les dates exactes de la campagne 2026, la répartition des rôles entre la famille et le conseil de classe, et la marche à suivre quand la décision ne correspond pas à la demande.
Les trois voies d’orientation possibles après la 3e
Ce sujet s’inscrit dans notre guide de reference : Lettre de motivation : faut-il encore en écrire une ?.
À l’issue de la troisième, les voies d’orientation sont limitativement au nombre de trois : la seconde générale et technologique (ou la seconde à régime spécifique STHR), la seconde professionnelle — qui inclut la première année du cycle de trois ans conduisant au brevet national des métiers d’art (BNMA) — et la première année de CAP ou de CAPA (éduscol, 2026). Ce qui ne figure pas dans cette liste n’est pas une voie d’orientation.
La distinction est loin d’être formelle, car elle sépare deux décisions qui n’ont pas le même auteur. La voie d’orientation est décidée au terme de la procédure. En revanche, la modalité de formation — établissement public ou privé, lycée ou apprentissage — ainsi que les enseignements optionnels, les familles de métiers et les spécialités relèvent du choix des représentants légaux ou de l’élève majeur, dans la limite des capacités d’accueil (Code de l’éducation, art. D331-38). Une famille ne « demande » donc pas un lycée : elle demande une voie, puis formule des vœux d’affectation à l’intérieur de cette voie.
Les durées de formation diffèrent selon la voie, et c’est souvent le premier critère de décision d’une famille. Le baccalauréat général ou technologique se prépare en 3 ans (Service Public, 2025), année de seconde comprise ; à l’issue de la seconde générale et technologique, l’élève choisit entre la voie générale et l’un des 8 baccalauréats technologiques (Onisep, 2026). La seconde professionnelle mène au baccalauréat professionnel après 3 années de formation, réparties sur environ 75 spécialités (Service Public, 2025). Le CAP se prépare en 2 ans (Service Public, 2025).
| Voie d’orientation | Durée jusqu’au diplôme | Diplôme visé | Après le diplôme |
|---|---|---|---|
| 2de générale et technologique (ou 2de à régime spécifique STHR) | 3 ans, seconde comprise | Baccalauréat général ou technologique | Poursuite d’études supérieures |
| 2de professionnelle (ou 1re année du cycle BNMA) | 3 ans | Baccalauréat professionnel | Emploi ou poursuite d’études |
| 1re année de CAP ou de CAPA | 2 ans | CAP ou CAPA | Emploi ou entrée en 1re professionnelle |
Le CAP obtenu permet d’intégrer une classe de première professionnelle (Service Public, 2025). Le choix de juin n’est donc pas une porte qui se referme, même s’il oriente réellement les années suivantes.
Le calendrier 2026 : les cinq dates qui commandent tout
Le calendrier national d’affectation est fixé par la note de service du 5 décembre 2025, publiée au Bulletin officiel du 18 décembre 2025. Cinq échéances structurent la campagne (BO n° 48, DGESCO, 2025) :
- Vendredi 3 avril 2026 — ouverture de la consultation des offres de formation.
- Du lundi 4 mai au mardi 26 mai 2026 — saisie des demandes d’admission. C’est la seule fenêtre pour formuler et classer les vœux.
- À partir du vendredi 12 juin 2026 — pré-tour d’affectation.
- Mardi 30 juin 2026 — publication des résultats d’affectation et début des inscriptions.
- Du lundi 6 au vendredi 10 juillet 2026 — second tour d’affectation, facultatif.
Deux dates internes au collège s’ajoutent à cette séquence et pèsent sur le dossier : l’arrêt des évaluations du contrôle continu du diplôme national du brevet est fixé au jeudi 28 mai 2026, et les conseils de classe de troisième se tiennent à partir du mardi 2 juin 2026 (BO n° 48, DGESCO, 2025). Autrement dit, la saisie des vœux se termine avant que le conseil de classe ne se réunisse : les deux calendriers se chevauchent, et attendre le conseil pour réfléchir aux vœux revient à arriver trop tard.
Pour les familles restées sans solution, un tour d’affectation de rentrée est organisé au plus tard le vendredi 4 septembre 2026, et un dernier tour peut intervenir en septembre (BO n° 48, DGESCO, 2025).
Ces dates sont nationales. En revanche, les périodes d’ouverture du service en ligne Orientation aux deuxième et troisième trimestres sont arrêtées par chaque académie : le collège reste la source à interroger pour ces échéances-là. Enfin, le 30 juin publie le résultat et ouvre en même temps la période d’inscription auprès du lycée ; les places non confirmées peuvent alimenter le second tour de juillet.

Qui décide réellement : la famille demande, le conseil de classe décide
La procédure se déroule en deux phases. Au deuxième trimestre, la famille formule des intentions d’orientation — jusqu’à trois souhaits en troisième — auxquelles le conseil de classe répond par un avis provisoire (éduscol, DGESCO). Au troisième trimestre, la famille formule ses choix définitifs ; le conseil de classe examine les demandes et formule des propositions d’orientation (Code de l’éducation, art. D331-32). Lorsque la proposition correspond à la demande, elle devient décision d’orientation.
L’écart entre ce que demandent les familles et ce que décident les conseils est mesuré chaque année. Sur les 666 637 élèves de troisième scolarisés dans le public en 2024-2025, la répartition est la suivante (DGESCO, Repères campagne 2025) :
| Voie | Part des demandes | Part des décisions |
|---|---|---|
| 2de générale et technologique | 63,8 % | 61,4 % |
| 2de professionnelle | 25,5 % | 27,6 % |
| CAP | 10,7 % | 11,0 % |
Le dialogue resserre l’écart au fil de l’année : 11,6 points d’écart entre les positions des familles et celles des conseils de classe en phase provisoire, contre 2,4 points en phase définitive (DGESCO, campagne 2025). C’est un argument concret pour investir l’entretien de février-mars plutôt que de découvrir la proposition en juin : à ce stade, presque tout s’est déjà joué.
Les mêmes données documentent un écart social. 47,8 % des élèves boursiers de troisième obtiennent une décision d’orientation en seconde générale et technologique, contre 66,7 % des non-boursiers ; les boursiers représentent 28,4 % des élèves de troisième du public, soit 189 264 élèves (DGESCO, campagne 2025). Ces chiffres ne disent pas la cause de l’écart, mais ils justifient de préparer l’argumentaire d’orientation avec le professeur principal et le psychologue de l’éducation nationale plutôt que de s’en remettre au dossier scolaire seul.
Vient ensuite l’affectation, qui est une autre opération : elle est prononcée par l’IA-DASEN et croise la décision d’orientation, les vœux classés et les places disponibles. Les critères principaux paramétrés dans Affelnet-lycée sont le secteur pour la seconde générale et technologique et les évaluations pour la voie professionnelle (éduscol, DGESCO). Formuler au moins un vœu vers un lycée de secteur reste le moyen le plus simple de sécuriser une affectation en seconde générale et technologique.
En cas de désaccord : appel, commission, droit au maintien
Quand la décision ne correspond pas à la demande, la séquence est précisément encadrée. Le chef d’établissement reçoit l’élève et sa famille avant de prendre sa décision ; toute décision non conforme à la demande doit être motivée par écrit. La famille dispose alors de 3 jours ouvrables à compter de la réception de la notification pour accepter la décision ou faire appel (Code de l’éducation, art. D331-34). Ce délai est court et court depuis la réception : la question à poser au collège dès mai est de savoir quand et comment la notification sera remise.
La commission d’appel est présidée par le directeur académique des services de l’éducation nationale, et ses décisions valent décisions d’orientation définitives (Code de l’éducation, art. D331-35). Il n’y a pas d’échelon supplémentaire ensuite pour l’orientation.
Une autre option existe, souvent ignorée : le maintien de l’élève dans sa classe d’origine, de droit en troisième comme en seconde générale et technologique, pour la durée d’une seule année scolaire (Code de l’éducation, art. D331-37). Ce droit peut être exercé sans être tenu de faire appel, et il reste ouvert après le passage en commission d’appel. Il vaut aussi dans un cas particulier peu connu : un élève dont l’orientation en voie professionnelle est conforme à sa demande mais qui n’est affecté sur aucune des spécialités qu’il avait demandées peut également demander le maintien (éduscol, FAQ droit au maintien).
Un point de vigilance pour ne pas se tromper de recours : ce dispositif concerne les décisions d’orientation. Les contestations portant sur l’affectation, c’est-à-dire sur l’établissement obtenu, relèvent des seules autorités académiques.
Brevet, prépa-2de, élèves sans affectation : les situations particulières
La question la plus fréquente mérite une réponse frontale : le diplôme national du brevet ne conditionne pas l’entrée en seconde. Le ministère l’a écrit dans une réponse publiée au Journal officiel le 17 juin 2025 — « Le diplôme national du brevet (DNB) n’a jamais été obligatoire pour accéder à la classe de seconde » —, la mesure envisagée dans le cadre du « Choc des savoirs » n’ayant pas donné lieu à modification des textes réglementaires (Assemblée nationale, réponse ministérielle du 17 juin 2025). Les contenus qui annoncent encore une obligation à venir décrivent un projet, pas le droit applicable.
Le brevet change tout de même deux choses en pratique. D’abord, à partir de la session 2026, il repose sur une pondération de 40 % de contrôle continu et 60 % d’épreuves terminales ; ensuite, un parcours renforcé de deux heures hebdomadaires est mis en œuvre en seconde, en lycée général et technologique comme en lycée professionnel, pour les élèves admis sans avoir obtenu le diplôme (Assemblée nationale, réponse ministérielle du 17 juin 2025). À la session 2023, 85 % des élèves de troisième ont obtenu le DNB, soit 750 400 élèves, avec des écarts marqués selon la troisième suivie : 48 % pour les élèves de 3e Segpa, 97 % pour ceux de 3e générale à horaires aménagés (DEPP, Note d’Information n° 25-64, novembre 2025).
La classe préparatoire à la seconde a été refondue par le décret n° 2026-625 du 10 juillet 2026, entré en vigueur à la rentrée 2026 et abrogeant le décret du 16 mars 2024 (Légifrance, JORF du 12 juillet 2026). Le régime actuel diffère de celui décrit par la plupart des pages en ligne : il s’agit d’une année scolaire supplémentaire, non renouvelable, suivie sur la base du volontariat par des élèves déjà admis en seconde générale et technologique, en seconde à régime spécifique, en seconde professionnelle ou en première année de BNMA. Le recteur identifie les lycées où elle peut être instituée. À l’issue de l’année, l’élève poursuit dans la formation où il avait été initialement admis, ou sollicite un changement d’orientation par demande écrite des représentants légaux, après avis du conseil de classe.
Enfin, un élève non affecté fin juin n’est pas laissé sans solution : il fait sa rentrée dans son établissement d’origine, qui l’accompagne (BO n° 48, DGESCO, 2025), en attendant le tour de rentrée et, le cas échéant, les structures préparatoires de proximité mises en place après la rentrée. Cette situation reste minoritaire, mais elle explique pourquoi il faut vérifier que les vœux couvrent plusieurs établissements et pas uniquement le premier choix.

L’apprentissage après la 3e : à quelles conditions
Un élève de troisième peut entrer en apprentissage pour préparer un CAP en 2 ans ou un baccalauréat professionnel en 3 ans, à condition d’avoir au moins 16 ans au 31 décembre de l’année civile où il termine sa troisième (Service Public, 2026). La règle est plus souple qu’on ne le croit : un élève qui a 15 ans en juillet et 16 ans en novembre peut entrer en apprentissage dès la rentrée de septembre (Service Public, 2026). Le diplôme préparé est identique à celui de la voie scolaire, tout comme l’examen.
La difficulté est ailleurs, dans une double condition dont l’ordre fait échouer beaucoup de dossiers : il faut d’abord trouver un employeur avec qui signer le contrat d’apprentissage, puis être accepté en centre de formation d’apprentis (Service Public, 2026). C’est le contrat qui conditionne l’entrée, pas l’inverse. Le service en ligne d’affectation affiche les formations proposées en apprentissage, avec un onglet listant les employeurs qui recrutent régulièrement des apprentis dans le domaine : c’est un point de départ concret pour une recherche qui doit commencer au printemps.
Une précision qui évite un contresens courant : l’apprentissage est une modalité de formation, pas une voie d’orientation. Il ne dispense donc pas de la décision d’orientation vers la voie professionnelle, qui suit exactement la procédure décrite plus haut.
Ce qu’il reste possible de changer après la décision
Aucune des trois voies n’est un couloir fermé. Des passerelles existent, la réorientation en cours ou en fin de seconde reste possible, et la prépa-2de prévoit explicitement un changement d’orientation à l’issue de l’année sur demande écrite après avis du conseil de classe (Légifrance, décret du 10 juillet 2026).
Une limite mérite toutefois d’être posée honnêtement : à l’issue de la seconde générale et technologique, la voie professionnelle n’est pas une voie d’orientation réglementaire. Le passage se fait sur demande écrite de la famille, et sans garantie d’affectation (éduscol, DGESCO). De même, les changements d’affectation à l’automne restent marginaux (DGESCO, campagne 2025) : mieux vaut jouer la procédure de printemps que compter sur un rattrapage de septembre.
Ce que cela donne, calé sur le calendrier :
- Avant mars — rencontrer le professeur principal et le psychologue de l’éducation nationale, formuler les intentions d’orientation, discuter l’avis provisoire du conseil de classe pendant qu’il est encore provisoire.
- Avant le 26 mai 2026 — saisir et classer les demandes d’admission, en incluant au moins un lycée de secteur pour une demande de seconde générale et technologique, et en couvrant plusieurs établissements.
- Le 30 juin 2026 — consulter le résultat d’affectation et procéder à l’inscription auprès du lycée dans le délai indiqué.
- Dans les 3 jours ouvrables suivant une notification non conforme — décider entre acceptation, appel devant la commission académique, ou demande de maintien dans la classe d’origine.
Le centre d’information et d’orientation (CIO) reste l’interlocuteur utile en cas de blocage, aux côtés du professeur principal et du psychologue de l’éducation nationale, qui participe à l’entretien personnalisé d’orientation prévu en classe de troisième (Service Public, 2025). L’Onisep édite par ailleurs un guide gratuit « Après la 3e, choisir son orientation » et propose un service de conseil en ligne (Onisep, 2026).
Sources
- Ministère de l’Éducation nationale – DGESCO, note de service NOR MENE2532981N (BO n° 48 du 18 décembre 2025) — Calendrier national 2026 de l’affectation après la 3e : ouverture de la consultation des offres de formation le vendredi 3 avril 2026 ; saisie des demandes d’admission du lundi 4 mai au mardi 26 mai 2026 ; pré-tour d’affectation à partir du vendredi 12 juin ; publication des résultats et début des inscriptions le mardi 30 juin 2026 ; deuxième tour facultatif du lundi 6 au vendredi 10 juillet 2026 ; tour d’affectation de rentrée au plus tard le vendredi 4 septembre 2026. Conseils de classe de 3e à partir du mardi 2 juin 2026 ; arrêt des évaluations du contrôle continu du DNB le jeudi 28 mai 2026. Tout élève non affecté fait sa rentrée dans son établissement d’origine. (Note de service du 5 décembre 2025, publiée au BO du 18 décembre 2025)
- éduscol – Ministère de l’Éducation nationale, DGESCO — Les voies d’orientation à l’issue de la 3e sont limitativement au nombre de trois : 2de générale et technologique (ou 2de à régime spécifique STHR), 2de professionnelle (incluant la 1re année du cycle de trois ans conduisant au BNMA), 1re année de CAP ou CAPA. La famille formule jusqu’à trois souhaits d’orientation. En cas de désaccord, appel possible dans un délai de trois jours ouvrables à compter de la réception de la notification, ou demande de maintien dans le niveau d’origine, de droit pour la durée d’une seule année scolaire. La FAQ précise que le droit au maintien peut être exercé sans être tenu de faire appel, et aussi lorsqu’un élève orienté en voie professionnelle n’est affecté sur aucune des spécialités demandées. L’affectation est prononcée par l’IA-DASEN ; les critères principaux paramétrés dans Affelnet-lycée sont le secteur pour la 2de GT et les évaluations pour la voie professionnelle. (Page mise à jour en mars 2026, consultée le 05/09/2026)
- DGESCO – « Repères pour l’orientation et l’affectation des élèves », campagne 2025 (données de l’année scolaire 2024-2025, 97 % des élèves couverts, extraction Siecle-Orientation de juillet 2025) — Sur 666 637 élèves de 3e scolarisés dans le public, dont 28,4 % de boursiers (189 264 élèves) : 63,8 % demandent la 2de GT et 61,4 % obtiennent cette décision ; 25,5 % demandent la 2de professionnelle pour 27,6 % de décisions ; 10,7 % demandent un CAP pour 11,0 % de décisions. L’écart entre positions des familles et des conseils de classe passe de 11,6 points en phase provisoire à 2,4 points en phase définitive. 47,8 % des élèves boursiers obtiennent une décision d’orientation en 2de GT contre 66,7 % des non-boursiers. Les changements d’affectation à l’automne restent marginaux. (Édition campagne 2025, portant sur l’année scolaire 2024-2025 ; PDF référencé sur la page éduscol consultée le 05/09/2026)
- Légifrance – Code de l’éducation, sous-section « Procédure d’orientation des élèves dans les établissements publics » (articles D331-23 à D331-45) — Base réglementaire de la procédure : l’article D331-32 confie au conseil de classe l’examen des demandes et la formulation des propositions d’orientation ; l’article D331-34 impose la motivation écrite des décisions non conformes et fixe le délai de trois jours ouvrables pour accepter ou faire appel ; l’article D331-35 dispose que les décisions de la commission d’appel, présidée par le directeur académique, valent décisions d’orientation définitives ; l’article D331-37 ouvre en 3e et en 2de le droit au maintien de l’élève dans sa classe d’origine pour la durée d’une seule année scolaire ; l’article D331-38 réserve aux parents ou à l’élève majeur le choix des enseignements optionnels, familles de métiers et spécialités. (Version en vigueur consultée le 05/09/2026)
- Légifrance – Décret n° 2026-625 du 10 juillet 2026 relatif à la classe préparatoire à la classe de seconde (NOR MENE2615971D, JORF n° 0162 du 12 juillet 2026, texte n° 28) — La classe prépa-2de est une année supplémentaire, non renouvelable, suivie sur la base du volontariat par des élèves déjà admis en 2de GT, en 2de à régime spécifique, en 2de professionnelle ou en 1re année de BNMA ; le recteur identifie les lycées où elle peut être instituée. À l’issue, l’élève poursuit dans la formation où il avait été initialement admis ou sollicite un changement d’orientation sur demande écrite des représentants légaux, après avis du conseil de classe. Le décret entre en vigueur à compter de la rentrée scolaire 2026 et abroge le décret n° 2024-229 du 16 mars 2024. (Décret du 10 juillet 2026, publié au JORF du 12 juillet 2026)
- Assemblée nationale – question écrite n° 3477, réponse du ministère de l’Éducation nationale publiée au Journal officiel — Réponse ministérielle : « Le diplôme national du brevet (DNB) n’a jamais été obligatoire pour accéder à la classe de seconde » ; la mesure envisagée dans le cadre du « Choc des savoirs » n’a pas donné lieu à modification des textes réglementaires. La même réponse indique qu’à partir de la session 2026 le DNB repose sur une pondération de 40 % de contrôle continu et 60 % d’épreuves terminales, et qu’un « parcours renforcé » de deux heures hebdomadaires est mis en œuvre en seconde, en LGT comme en lycée professionnel, pour les élèves admis sans avoir obtenu le DNB. (Question publiée le 28 janvier 2025, réponse publiée au JO du 17 juin 2025)
- DEPP – Note d’Information n° 25-64 (Menuet M., Dieusaert P., DOI 10.48464/ni-25-64) — À la session 2023, 85 % des élèves de troisième obtiennent le DNB, soit 750 400 élèves ; le taux varie de 48 % pour les élèves de 3e Segpa à 97 % pour ceux de 3e générale à horaires aménagés. 32 600 élèves, soit 4 %, quittent le système scolaire après le collège (hors voie scolaire, agricole ou apprentissage), part qui atteint 11 % chez les élèves de Segpa. Le type de troisième suivie reste le facteur principal d’orientation après le collège. (Note d’Information publiée en novembre 2025, page mise à jour le 20/11/2025)
- Service Public – Direction de l’information légale et administrative (Premier ministre) — L’élève de 3e participe avec sa famille à un entretien personnalisé d’orientation mené par le professeur principal, auquel participe le psychologue de l’éducation nationale, et doit choisir l’une des trois voies d’orientation. La formation se déroule en 3 ans, année de seconde comprise, pour un bac général ou technologique ; la seconde professionnelle mène au bac professionnel après 3 années de formation, avec environ 75 spécialités ; le CAP forme en 2 ans et permet ensuite d’intégrer une classe de première professionnelle. (Page vérifiée le 20 octobre 2025)
- Service Public – Direction de l’information légale et administrative (Premier ministre) — Un élève de 3e peut entrer en apprentissage après le collège pour préparer un CAP en 2 ans ou un bac professionnel en 3 ans, à condition d’avoir au moins 16 ans au 31 décembre de l’année civile où il termine sa 3e — un élève ayant 15 ans en juillet et 16 ans en novembre peut donc entrer en apprentissage dès la rentrée de septembre. Il doit d’abord trouver un employeur avec qui signer le contrat d’apprentissage, puis être accepté en CFA. Le diplôme préparé en apprentissage est identique à celui de la voie scolaire. (Page vérifiée le 13 février 2026)
- Onisep – Office national d’information sur les enseignements et les professions (éditeur public) — Après la 3e, il est possible d’apprendre un métier en CAP, en bac pro ou en BNMA (brevet national des métiers d’art), au sein d’un lycée professionnel ou d’un centre de formation d’apprentis ; en 2de générale et technologique, les élèves choisissent ensuite entre la voie générale, qui prépare au bac général, et la voie technologique, qui mène à l’un des 8 bacs technologiques. L’Onisep édite un guide gratuit « Après la 3e, choisir son orientation » et met à disposition un service de conseil (Mon orientation en ligne). (Page publiée le 1er avril 2026, consultée le 05/09/2026)



