Salaire en alternance : du brut au net réellement perçu

Par la rédaction ·

Salaires alternance

Deux alternants payés le même brut ne touchent pas nécessairement la même chose à la fin du mois. Le type de contrat et la date de signature pèsent désormais autant que l’âge sur le revenu réellement disponible, depuis l’abaissement du plafond d’exonération de cotisations salariales appliqué aux contrats conclus à partir du 1er mars 2025 (DILA, 15/04/2025). Les grilles en pourcentage du SMIC ne suffisent donc plus à répondre à la question « combien vais-je gagner ». Cette page part du taux affiché et va jusqu’au net et à l’impôt.

Deux contrats, deux grilles : ce que la loi garantit vraiment

La rémunération minimale d’un alternant se situe entre 504,09 € (Service-Public, 2026) et 1 867,02 € (Service-Public, 2026) brut par mois, ce second montant correspondant au SMIC mensuel brut en vigueur depuis le 1er juin 2026 (La bonne alternance, 12/08/2026). Mais le pourcentage qui s’applique dépend d’abord du contrat signé — apprentissage ou professionnalisation — et non de l’école, du CFA ou du diplôme préparé. C’est la première chose à vérifier sur une offre, avant même de comparer les montants.

En apprentissage, la logique est celle de l’âge croisé avec l’année d’exécution du contrat. Le taux progresse mécaniquement à chaque année passée dans l’entreprise.

Rémunération minimale de l’apprenti, en pourcentage du SMIC et en euros bruts mensuels — Service-Public, fiche vérifiée le 01/06/2026, base légale article D6222-26 du Code du travail.
Âge 1re année 2e année 3e année
16-17 ans 27 % — 504,09 € 39 % — 728,14 € 55 % — 1 026,86 €
18-20 ans 43 % — 802,82 € 51 % — 952,18 € 67 % — 1 250,90 €
21-25 ans 53 % du SMIC ou du SMC 61 % du SMIC ou du SMC 78 % du SMIC ou du SMC
26 ans et plus 100 % — 1 867,02 € 100 % 100 %

Le contrat de professionnalisation obéit à une autre logique, et c’est là que la plupart des comparaisons se trompent : ce n’est pas l’année de contrat qui commande, mais le diplôme déjà détenu à l’entrée, combiné à l’âge. Un alternant qui entre avec un baccalauréat professionnel n’est pas payé comme celui qui entre sans qualification, quelle que soit la formation visée.

Rémunération minimale en contrat de professionnalisation, en pourcentage du SMIC et en euros bruts mensuels — Service-Public, fiche vérifiée le 22/07/2026.
Âge Sans qualification professionnelle Avec un baccalauréat professionnel
Moins de 21 ans 55 % — 1 026,86 € 65 % — 1 213,57 €
21 à 25 ans 70 % — 1 306,92 € 80 % — 1 493,62 €
26 ans et plus Le SMIC — 1 867,02 € — ou 85 % du salaire conventionnel s’il est plus élevé

La conséquence est concrète pour un candidat de 22 ans qui hésite entre deux offres identiques sur le papier. En première année, le contrat de professionnalisation lui garantit 70 % du SMIC (Service-Public, 2026) quand l’apprentissage lui garantit 53 % (Service-Public, 2026). L’écart de départ est donc franchement à l’avantage de la professionnalisation. Il se referme ensuite : en troisième année d’apprentissage, le taux atteint 78 % (Service-Public, 2026) et repasse au-dessus. Sur un cursus long, l’ordre s’inverse ; sur un contrat d’un an, il ne s’inverse jamais.

Dernier point que les grilles ne disent pas : ces pourcentages sont des planchers, pas des salaires. Une convention collective, un accord d’entreprise ou le contrat lui-même peuvent prévoir mieux. Et pour les 21 ans et plus, le pourcentage s’applique au SMIC ou au salaire minimum conventionnel de la branche lorsque celui-ci est supérieur (Code du travail, art. D6222-26). Dans certaines branches, la différence n’est pas anecdotique. La seule façon fiable de connaître son minimum conventionnel est de passer par le Code du travail numérique, qui décline la réponse convention par convention à partir de l’identifiant IDCC.

Votre salaire bouge pendant le contrat : quatre règles à connaître avant de signer

Le taux inscrit sur le contrat n’est pas figé pour toute sa durée. Quatre mécanismes le font évoluer, et trois d’entre eux sont rarement expliqués par les pages qui se contentent de republier la grille à chaque revalorisation du SMIC.

La revalorisation liée à l’anniversaire

Le passage à 18, 21 ou 26 ans déclenche une majoration à compter du premier jour du mois suivant le jour de l’anniversaire (Code du travail, sous-section « Salaire », art. D6222-26 à D6222-33). Ni le jour même, ni la rentrée scolaire suivante, ni le 1er janvier. Un apprenti dont l’anniversaire tombe en mars change donc de tranche sur la paie d’avril. C’est l’erreur de gestion la plus fréquente : une hausse appliquée à la rentrée de septembre au lieu du mois suivant l’anniversaire représente plusieurs mois de rappel de salaire, et le rappel est dû.

Le passage en année d’exécution supérieure

Le taux progresse à chaque nouvelle année d’exécution du contrat (Code du travail, art. D6222-26), y compris lorsque le contrat se poursuit sans avenant. L’année d’exécution se compte à partir de la date de début du contrat, pas de l’année scolaire : un contrat démarré en octobre entre en deuxième année en octobre suivant, et non à la rentrée de septembre.

La succession de contrats

C’est la règle la plus utile et la plus ignorée. Lorsqu’un nouveau contrat d’apprentissage est conclu, chez le même employeur ou chez un autre, la rémunération ne peut pas être inférieure à celle de la dernière année du contrat précédent, sauf si l’application des dispositions liées à l’âge se révèle plus favorable (Code du travail, sous-section « Salaire »). Autrement dit, un apprenti qui termine un BTS et enchaîne sur une licence professionnelle ne repart pas au taux de première année. Beaucoup d’employeurs proposent pourtant un contrat rédigé comme s’il s’agissait d’un premier contrat. Le vérifier avant signature évite une négociation impossible ensuite.

La primauté du salaire minimum conventionnel

Pour les alternants de 21 ans et plus, le pourcentage s’applique à la base la plus élevée entre le SMIC et le salaire minimum conventionnel (Code du travail, art. D6222-26). Cette règle ne se lit dans aucune grille générique, puisqu’elle dépend de la branche.

Vérifier son cas en trois étapes

  1. Identifier l’IDCC de la convention collective, indiqué sur le bulletin de paie ou dans le contrat.
  2. Interroger le Code du travail numérique, qui publie la réponse par convention et distingue les fondements juridiques de l’apprentissage (art. L6222-29 et D6222-26, D6222-30 à D6222-32) de ceux du contrat de professionnalisation (art. L6325-5 à L6325-9).
  3. Recouper le résultat avec le simulateur du service public de l’apprentissage.

Trois questions valent la peine d’être posées à l’employeur avant de signer : quelle convention collective s’applique et quel est son minimum conventionnel pour la qualification visée ; à quelle date exacte débute le contrat, donc quand commence la deuxième année ; et si un contrat d’alternance précédent a été exécuté, le nouveau taux tient-il compte de la règle de maintien de rémunération.

Salaires alternance — illustration 1
Illustration originale — Formation Orientation

Brut ou net : ce qui a changé le 1er mars 2025

« En alternance, le net est égal au brut » : la formule figure encore sur la majorité des pages consacrées au sujet. Elle n’est plus vraie pour tout le monde, et sa validité dépend désormais d’un paramètre que personne ne demandait auparavant — la date de conclusion du contrat.

Pour les contrats conclus jusqu’au 28 février 2025, l’exonération de cotisations salariales et de CSG-CRDS couvrait la rémunération jusqu’à 79 % du SMIC (DILA, 15/04/2025), ce qui plaçait de fait presque tous les apprentis sous le plafond : le net correspondait au brut.

Pour les contrats conclus à partir du 1er mars 2025, le plafond d’exonération de cotisations salariales est ramené à 50 % du SMIC, soit 933,51 € (Service-Public, 2026). Au-delà de ce seuil, la part de rémunération excédentaire supporte les cotisations salariales ainsi que la CSG et la CRDS, alors que les contrats antérieurs bénéficiaient d’une exonération totale de CSG-CRDS (DILA, 15/04/2025). La mesure trouve son origine dans la LFSS pour 2025, loi n° 2025-199 du 28 février 2025, précisée par le décret n° 2025-290 du 28 mars 2025 (DILA, 15/04/2025), et le service public de l’apprentissage confirme le même seuil de 933,51 € (La bonne alternance, 12/08/2026).

Qui est concerné en pratique ? Tout apprenti dont le brut mensuel dépasse 933,51 € (Service-Public, 2026), c’est-à-dire dès que le taux applicable passe au-dessus de la moitié du SMIC. Cela vise les 18-20 ans à partir de leur deuxième année, dont le taux atteint 51 % (Service-Public, 2026), l’ensemble des 21-25 ans, dont le taux le plus bas est de 53 % (Service-Public, 2026), et tous les apprentis de 26 ans et plus, rémunérés à 100 % du SMIC (Service-Public, 2026). Restent sous le seuil les mineurs en première et deuxième année, à 27 % et 39 % du SMIC (Service-Public, 2026). Pour eux seulement, l’égalité brut-net tient encore.

Ce régime d’exonération est propre à l’apprentissage : la mesure vise les apprentis, et la fiche publique consacrée au contrat de professionnalisation ne prévoit pas d’exonération équivalente (Service-Public, 2026). Comparer un brut d’apprentissage et un brut de professionnalisation revient donc à comparer deux grandeurs qui ne se convertissent pas en net de la même façon. Le raisonnement doit se faire contrat par contrat, jamais « pour l’alternance » en général.

Le simulateur officiel de rémunération de l’alternant intègre ces paramètres : il demande le type de contrat, la date de naissance, le niveau de diplôme, la date de signature du contrat, sa durée, le secteur public ou privé et la localisation à Mayotte, puis restitue une estimation en brut et en net. La question sur la date de signature n’est pas une formalité : depuis mars 2025, elle change le résultat. À noter pour ceux qui suivent un lien trouvé dans un article ancien : le simulateur de l’ancien Portail de l’alternance redirige désormais vers cette page.

L’impôt sur le revenu : l’écart que personne ne chiffre entre apprentissage et professionnalisation

Le salaire d’apprenti est exonéré d’impôt sur le revenu jusqu’à 21 622 € pour les revenus perçus en 2025, y compris lorsque l’apprenti est rattaché au foyer fiscal de ses parents ; seule la fraction excédant ce plafond est à déclarer (Service-Public, 01/01/2026). La même fiche précise explicitement que cette exonération partielle ne s’applique pas au contrat de professionnalisation, ni aux autres contrats de formation en alternance rémunérés.

La portée de cette règle est mal comprise parce qu’elle est presque toujours présentée comme un avantage de « l’alternance ». C’en est un de l’apprentissage seul. Un apprenti dont le salaire annuel dépasse le plafond ne déclare que la part excédentaire, pas la totalité de ses revenus. Le plafond correspond au montant du SMIC annuel (Service-Public, 01/01/2026) : il évolue donc avec lui, ce qui suppose de vérifier le montant applicable à l’année de perception concernée plutôt que de reprendre celui d’un article ancien.

L’effet est également collectif. Pour un lycéen ou un étudiant encore rattaché au foyer fiscal de ses parents, l’exonération limite l’augmentation du revenu imposable du foyer, donc de l’impôt dû par les parents. Sur un contrat de professionnalisation, le rattachement n’apporte pas cette protection, puisque la rémunération est imposable dans les conditions ordinaires.

Comparaison à 22 ans, en première année de contrat — sources : Service-Public F2918, Service-Public F15478, Service-Public F11249 et DILA, 15/04/2025.
Critère Apprentissage Contrat de professionnalisation
Brut minimum 53 % du SMIC ou du SMC 70 % du SMIC — 1 306,92 € (80 % — 1 493,62 € avec un baccalauréat professionnel)
Cotisations salariales Exonérées jusqu’à 50 % du SMIC, soit 933,51 €, pour les contrats conclus depuis le 1er mars 2025 ; cotisations, CSG et CRDS au-delà Pas d’exonération équivalente prévue par la fiche publique
Impôt sur le revenu Exonéré jusqu’à 21 622 € pour les revenus 2025 Explicitement exclu de cette exonération

Une limite mérite d’être posée franchement : un brut plus élevé en professionnalisation peut être partiellement neutralisé par le traitement fiscal et par l’absence d’exonération de cotisations salariales, sans qu’on puisse en déduire une règle générale. L’arbitrage dépend du montant exact, de la durée du contrat, de la situation familiale et du taux d’imposition du foyer. Il se vérifie au cas par cas, avec le simulateur pour le net et la fiche fiscale pour la déclaration — pas avec une moyenne.

Se reconvertir après 26 ans : le seul profil payé au moins le SMIC

À partir de 26 ans, l’apprentissage garantit 100 % du SMIC, soit 1 867,02 € brut par mois (Service-Public, 2026). Le contrat de professionnalisation garantit de son côté le SMIC — 1 867,02 € — ou 85 % du salaire conventionnel si celui-ci est plus favorable (Service-Public, 2026). C’est le seul profil pour lequel la rémunération d’alternance atteint le salaire minimum de droit commun, et c’est aussi celui qui est systématiquement relégué en dernière ligne des tableaux.

Pour une personne en reconversion, la décision ne se joue pourtant pas sur le diplôme mais sur le revenu disponible pendant la durée du contrat : il faut couvrir un loyer, parfois une famille, souvent un crédit. D’où l’importance de ne pas s’arrêter au brut.

Le point aveugle est précisément là. À 100 % du SMIC, l’écart entre brut et net devient significatif pour un contrat conclu depuis le 1er mars 2025, puisque l’exonération de cotisations salariales s’arrête à 50 % du SMIC, soit 933,51 € (Service-Public, 2026), et que la part supérieure supporte cotisations, CSG et CRDS (DILA, 15/04/2025). Le raccourci « après 26 ans, l’alternance c’est le SMIC net » est donc faux pour les contrats récents. Une simulation individuelle est indispensable avant de construire un budget de reconversion.

Reste la question de l’articulation avec France Travail, déterminante pour beaucoup de candidats en reconversion. Après la perte involontaire d’un contrat d’apprentissage ou de professionnalisation, l’accès à l’allocation d’aide au retour à l’emploi et les modalités d’indemnisation sont les mêmes que pour les autres salariés (France Travail, consulté le 08/09/2026). La même page décrit le droit d’option, qui permet à une personne ayant travaillé après son alternance de choisir les droits ouverts par cette nouvelle activité plutôt que d’épuiser d’abord des droits antérieurs moins favorables.

Ce que cette page ne peut pas trancher, et qu’il vaut mieux dire que d’inventer : le cumul d’une allocation avec un contrat d’alternance en cours ne relève pas d’un barème public consultable, mais d’une étude individuelle de la situation par France Travail. La réponse dépend des droits ouverts, de leur date et du montant de la rémunération. Elle se demande, elle ne se calcule pas depuis un article.

Salaires alternance — illustration 2
Illustration originale — Formation Orientation

Ce qui s’ajoute au salaire — et ce qu’il faut vérifier soi-même

Une confusion revient constamment chez les candidats : croire que le coût de la formation viendra en déduction du salaire. Ce n’est pas le cas. L’employeur verse la rémunération ; la formation est financée par l’opérateur de compétences au niveau de prise en charge fixé par la branche professionnelle. France compétences publie le référentiel unique de ces niveaux de prise en charge, dans sa version applicable aux contrats conclus à partir du 1er septembre 2026, les fichiers ayant été mis en ligne le 31/08/2026, aux côtés des versions antérieures applicables au 1er mai 2026 et au 1er septembre 2025 (France compétences, 2026). Consulter le montant financé pour une certification donnée éclaire aussi un phénomène que les candidats observent sans l’expliquer : certaines écoles placent leurs alternants beaucoup plus facilement que d’autres, et le niveau de prise en charge de leur certification y est pour quelque chose.

Les Régions ajoutent par ailleurs des aides qui ne passent pas par la fiche de paie mais pèsent sur le budget réel : transport, hébergement, restauration, équipement. La Région Hauts-de-France, par exemple, documente une aide forfaitaire à l’hébergement de 80 € sur attestation de logement en internat, foyer ou logement social, une aide à la restauration de 100 € par bénéficiaire et par an, une aide au transport calculée sur un indice kilométrique domicile-CFA à partir de 10 km et plafonnée à 200 €, ainsi qu’une aide à l’équipement de 200 € pour les primo-entrants (Région Hauts-de-France, mise à jour le 23/08/2022).

Cet exemple appelle une réserve qu’il faut énoncer plutôt que masquer : les montants affichés sur cette page ont été publiés en 2020 pour une page mise à jour en 2022 (Région Hauts-de-France). Les barèmes régionaux sont hétérogènes d’une Région à l’autre et souvent mal datés. Ils doivent être confirmés auprès du Conseil régional concerné avant d’être intégrés à un budget, et surtout avant d’être repris d’un article agrégateur qui ne les a pas vérifiés.

La checklist à dérouler avant de signer

  • Type de contrat : apprentissage ou professionnalisation — les grilles et le traitement fiscal diffèrent.
  • Date de conclusion du contrat : elle détermine le régime d’exonération de cotisations salariales.
  • Âge à la signature et dates d’anniversaire à venir pendant le contrat.
  • Année d’exécution en cours et date de démarrage réelle du contrat.
  • IDCC de la convention collective et salaire minimum conventionnel associé.
  • Existence d’un contrat d’alternance antérieur, pour faire jouer le maintien de rémunération.
  • Brut annoncé, puis net estimé avec le simulateur officiel.
  • Traitement fiscal du salaire et incidence sur le foyer en cas de rattachement.
  • Aides régionales confirmées directement auprès du Conseil régional.

Cette page ne remplace pas une simulation individuelle et n’a pas vocation à le faire : trop de paramètres — branche, date, secteur, situation familiale — modifient le résultat. Pour le chiffre applicable à une situation précise, le simulateur du service public de l’apprentissage donne le brut et le net, et le Code du travail numérique donne le minimum applicable dans la convention collective concernée. Les deux se recoupent en quelques minutes, et c’est le seul recoupement qui vaille.

Sources

  1. Service-Public.gouv.fr (DILA) — Grille de rémunération minimale de l’apprenti en pourcentage du SMIC et en euros : 27 % (504,09 €) pour un 16-17 ans en 1re année, 39 % (728,14 €) en 2e, 55 % (1 026,86 €) en 3e ; 43 % (802,82 €) / 51 % (952,18 €) / 67 % (1 250,90 €) pour les 18-20 ans ; 53 / 61 / 78 % du SMIC ou du salaire minimum conventionnel pour les 21-25 ans ; 100 % (1 867,02 €) à partir de 26 ans. La fiche indique aussi que, pour les contrats débutant à partir du 1er mars 2025, le salaire est exonéré de cotisations salariales dans la limite de 50 % du SMIC, soit 933,51 €. Note : l’ancien domaine service-public.fr redirige en 301 vers service-public.gouv.fr — c’est la seconde forme qu’il faut utiliser en lien. (Fiche vérifiée le 01/06/2026, consultée le 08/09/2026)
  2. Service-Public.gouv.fr (DILA) — Grille de rémunération minimale du contrat de professionnalisation, calculée sur le diplôme détenu et l’âge et non sur l’année de contrat : moins de 21 ans, 55 % du SMIC (1 026,86 €) sans qualification et 65 % (1 213,57 €) avec un baccalauréat professionnel ; 21 à 25 ans, 70 % (1 306,92 €) ou 80 % (1 493,62 €) ; à partir de 26 ans, le SMIC (1 867,02 €) ou 85 % du salaire conventionnel si ce dernier est plus élevé. (Fiche vérifiée le 22/07/2026, consultée le 08/09/2026)
  3. Service-Public.gouv.fr (DILA) — Le salaire d’apprenti est exonéré d’impôt sur le revenu jusqu’à 21 622 € pour les revenus perçus en 2025 (montant du SMIC annuel), y compris en cas de rattachement au foyer fiscal des parents ; seule la fraction excédentaire est à déclarer. La fiche précise explicitement que cette exonération partielle ne s’applique pas au contrat de professionnalisation ni aux autres contrats de formation en alternance rémunérés. (Fiche vérifiée le 01/01/2026, consultée le 08/09/2026)
  4. Légifrance — Code du travail, article D6222-26 — Base légale des taux de rémunération de l’apprenti : 27 / 39 / 55 % du SMIC pour les 16-17 ans, 43 / 51 / 67 % pour les 18-20 ans, 53 / 61 / 78 % du SMIC ou du salaire minimum conventionnel pour les 21-25 ans, 100 % du SMIC ou du SMC pour les 26 ans et plus, selon l’année d’exécution du contrat. (Version en vigueur depuis le 01/01/2019, issue du décret n° 2018-1347 du 28/12/2018 ; consultée le 08/09/2026)
  5. Légifrance — Code du travail, sous-section 2 « Salaire » (articles D6222-26 à D6222-33) — Deux règles de variation en cours de contrat, rarement citées dans la SERP : le salaire est majoré à compter du premier jour du mois suivant le jour où l’apprenti atteint 18, 21 ou 26 ans ; et en cas de conclusion d’un nouveau contrat d’apprentissage, chez le même employeur ou chez un autre, la rémunération ne peut être inférieure à celle de la dernière année du contrat précédent, sauf si l’application des dispositions liées à l’âge est plus favorable. (Consultée le 08/09/2026)
  6. Entreprendre.Service-Public.gouv.fr (DILA) — Abaissement du plafond d’exonération des cotisations salariales des apprentis de 79 % à 50 % du SMIC pour les contrats conclus à partir du 1er mars 2025 ; au-delà de ce seuil, la part de rémunération est soumise aux cotisations salariales ainsi qu’à la CSG et à la CRDS, alors que les contrats antérieurs bénéficiaient d’une exonération totale de CSG-CRDS. Textes cités : LFSS pour 2025 (loi n° 2025-199 du 28 février 2025) et décret n° 2025-290 du 28 mars 2025. (Publiée le 15/04/2025, consultée le 08/09/2026)
  7. La bonne alternance — service public de l’apprentissage (beta.gouv.fr) — Simulateur officiel de rémunération de l’alternant : il demande le type de contrat, la date de naissance, le niveau de diplôme, la date de signature du contrat, sa durée, le secteur public ou privé et la localisation à Mayotte, puis restitue une estimation en brut et en net. Fait vérifiable et utile pour l’article : l’ancien simulateur du Portail de l’alternance (alternance.emploi.gouv.fr/simulateur-alternant/etape-1) redirige désormais en 301 vers cette page — les articles qui pointent encore vers l’ancienne URL renvoient vers une redirection. (Redirection et contenu constatés le 08/09/2026)
  8. La bonne alternance — service public de l’apprentissage (beta.gouv.fr) — Valeur de référence du SMIC mensuel brut utilisée pour les grilles 2026 : 1 867,02 € depuis le 1er juin 2026, d’où une fourchette de rémunération en alternance de 504 € à 1 867 € brut. La page confirme également l’abaissement du seuil d’exonération de 79 % à 50 % du SMIC (933,51 €) pour les contrats conclus après mars 2025, avec application de la CSG et de la CRDS au-delà. (Mise à jour le 12/08/2026, consultée le 08/09/2026)
  9. Code du travail numérique — ministère du Travail — Réponse officielle « Quel est le salaire minimum d’un alternant en 2026 ? » déclinée par convention collective (ici l’IDCC 1518, ÉCLAT), avec les fondements juridiques distincts pour l’apprentissage (articles L6222-29 et D6222-26, ainsi que D6222-30 à D6222-32) et pour le contrat de professionnalisation (articles L6325-5 à L6325-9). Source à utiliser pour vérifier si le salaire minimum conventionnel de sa branche est supérieur au minimum légal. (Mise à jour au 01/06/2026, consultée le 08/09/2026)
  10. France Travail — Après la perte involontaire d’un contrat d’apprentissage ou de professionnalisation, l’accès à l’allocation d’aide au retour à l’emploi et ses modalités d’indemnisation sont identiques à ceux des autres salariés. La page décrit également le droit d’option, qui permet à une personne ayant travaillé après son alternance de choisir ses nouveaux droits plutôt que d’épuiser des droits antérieurs plus faibles. La page ne traite pas du cumul d’une allocation avec un contrat en cours : ce point doit être présenté comme relevant d’une étude individuelle. (Consultée le 08/09/2026)
  11. France compétences — Publication du référentiel unique des niveaux de prise en charge (NPEC) des contrats d’apprentissage, dans sa version applicable aux contrats conclus à partir du 1er septembre 2026 (fichiers mis en ligne le 31/08/2026), avec des versions antérieures applicables au 1er mai 2026 et au 1er septembre 2025. Sert à établir, dans la section « qui paie quoi », que la formation de l’alternant est financée par l’OPCO au niveau fixé par la branche et n’est pas déduite du salaire. (Version applicable au 01/09/2026, page consultée le 08/09/2026)
  12. Région Hauts-de-France — Exemple documenté d’aides régionales complétant le salaire de l’apprenti : aide forfaitaire à l’hébergement de 80 € sur attestation de logement en internat, foyer ou logement social ; aide à la restauration de 100 € par bénéficiaire et par an ; aide au transport calculée sur un indice kilométrique domicile/CFA à partir de 10 km, jusqu’à 200 € ; aide à l’équipement de 200 € pour les primo-entrants. Réserve à signaler dans l’article : les montants affichés datent de 2020 pour une page mise à jour en 2022, ce qui illustre précisément pourquoi les barèmes régionaux doivent être confirmés auprès du Conseil régional concerné avant d’être budgétés. (Publiée le 19/06/2020, mise à jour le 23/08/2022, consultée le 08/09/2026)

Rédaction Formation Orientation

Les règles, montants et démarches citées renvoient à l’ONISEP, France Travail, France Compétences ou Légifrance. Nous ne vendons aucune formation et ne touchons aucune commission.

Rédigé par la rédaction de Formation Orientation. Les montants, durées et conditions cités renvoient à leur source et à sa date : les dispositifs de financement changent souvent, vérifiez auprès de l’organisme avant de vous engager.

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