CPF 2026 : montants, plafonds et 150 € à votre charge

Par la rédaction ·

Cpf

Le compte personnel de formation n’a jamais financé une formation « gratuite », et depuis 2026 il en finance une part encore plus explicitement délimitée : une participation forfaitaire reste à votre charge, et trois plafonds de prise en charge s’appliquent selon le type d’action. Cette page rassemble ce que les textes officiels répartissent sur plusieurs URL distinctes : combien votre compte se remplit chaque année, combien vous payez de votre poche, jusqu’où le CPF paie, et qui peut prendre le relais au-delà du plafond.

Ce que le CPF finance réellement en septembre 2026

Le CPF est un compte crédité en euros, ouvert à toute personne active dès 16 ans, et mobilisable sans accord de l’employeur dès lors que la formation se déroule hors temps de travail. Vous choisissez seul l’organisme et l’action, à condition qu’elle figure parmi les certifications éligibles. Ce que le compte ne fait pas : couvrir automatiquement l’intégralité de la facture.

L’alimentation de droit commun est de 500 € par année de travail, dans la limite d’un plafond total de 5 000 € (Légifrance, article R6323-1 du code du travail). Ce crédit est acquis dès lors que vous avez effectué au moins la moitié de la durée légale ou conventionnelle de travail sur l’année considérée.

Deux majorations existent. Les salariés peu qualifiés relevant de l’article L. 6323-11-1 sont crédités de 800 € par an, avec un plafond porté à 8 000 € (Légifrance, article R6323-3-1). Les travailleurs bénéficiaires de l’obligation d’emploi reçoivent un supplément de 300 € par an (Légifrance, article D6323-3-3), qui vient s’ajouter à l’alimentation de base.

En dessous du mi-temps, le calcul se fait au prorata du temps réellement travaillé. La fiche officielle prend l’exemple d’un salarié ayant travaillé 700 heures sur une base annuelle de 1 607 heures : son compte est crédité de 217,80 € pour l’année (Service-public.gouv.fr, fiche F10705, vérifiée le 27/06/2026). Un temps partiel prolongé produit donc un solde très inférieur au plafond théorique, ce qui change la manière de préparer un projet coûteux.

Reste le mot que cette page n’emploiera pas : gratuit. Depuis l’instauration d’une participation financière du titulaire, aucune formation achetée sur le portail public n’est prise en charge sans contrepartie du bénéficiaire. La suite précise combien, et dans quels cas cette contrepartie disparaît.

150 € de participation obligatoire : qui paie, qui en est exonéré

Le montant est fixé par un texte précis : le décret n° 2026-234 du 30 mars 2026, publié au Journal officiel du 1er avril 2026, porte la participation obligatoire du titulaire à 150 € (Légifrance, décret n° 2026-234 du 30 mars 2026). Le décret retient une règle transitoire qui mérite d’être lue littéralement : le nouveau montant s’applique aux actions « pour lesquelles la demande de souscription est intervenue postérieurement à l’entrée en vigueur du présent décret ». C’est donc la date de votre demande d’inscription qui déclenche le montant applicable, et non la date d’entrée en formation.

Un écart de lecture existe sur cette date d’application, et il est plus honnête de le signaler que de le lisser : l’actualité publiée par le portail Entreprendre indique une application aux inscriptions à compter du 6 avril 2026 (Service-public Entreprendre, article du 10/04/2026), là où le décret lui-même renvoie à sa propre entrée en vigueur, au lendemain de sa publication. Si votre demande a été déposée dans les tout premiers jours d’avril 2026, fiez-vous au montant effectivement prélevé sur votre dossier plutôt qu’à une règle générale.

La participation est strictement forfaitaire : elle ne varie pas avec le prix de la formation, elle est prélevée automatiquement au moment de l’achat en ligne, réglée par carte bancaire ou par virement, et elle est revalorisée chaque année. Deux précisions rarement mises en avant : aucun délai ni facilité de paiement n’est accordé (Mon Compte Formation, Caisse des Dépôts), et si vous pouvez demander à votre employeur de vous rembourser cette somme, il n’est à aucun moment tenu d’accepter (Service-public Entreprendre, 10/04/2026).

Les six situations qui vous en dispensent

  • vous êtes demandeur d’emploi ;
  • vous bénéficiez d’un abondement de votre employeur, pour les sommes versées depuis le 1er janvier 2023 ;
  • votre formation est financée par un Opco ou au titre d’un accord de branche ou de groupe ;
  • vous mobilisez des droits acquis au titre du compte professionnel de prévention (C2P) ;
  • votre formation est financée dans le cadre d’une indemnisation pour accident du travail ou maladie professionnelle ;
  • vous êtes élu et mobilisez vos droits en vue d’une réinsertion professionnelle.

Cette liste est établie d’après Mon Compte Formation, et trois de ces cas — abondement employeur, points C2P, financement lié à un accident du travail ou une maladie professionnelle — sont également confirmés par la fiche Service-public F10705.

Un mot sur l’historique du montant, puisque plusieurs valeurs intermédiaires circulent entre l’instauration de la participation en mai 2024 et les 150 € actuels. Elles ne sont pas reprises ici : aucun arrêté consultable ne permet, à ce stade, de rattacher chacune à une date certaine. Seuls le montant en vigueur et le texte qui le fixe sont affirmés.

Cpf — illustration 1
Illustration originale — Formation Orientation

Les trois plafonds entrés en vigueur le 26 février 2026

Le décret n° 2026-127 du 24 février 2026, publié au Journal officiel du 25 février 2026 et entré en vigueur le lendemain, crée l’article D. 6323-1 A du code du travail et plafonne les droits mobilisables selon le type d’action (Légifrance, décret n° 2026-127 du 24 février 2026). Il est pris en application de l’article L. 6323-6 du code du travail, modifié par l’article 203 de la loi de finances pour 2026 : ces plafonds ne relèvent donc pas d’une décision d’opérateur, mais d’un arbitrage budgétaire voté.

Le premier plafond est de 1 500 € pour les certifications du répertoire spécifique, hors socle de connaissances et de compétences professionnelles (Légifrance, décret n° 2026-127). Cette exclusion a une conséquence concrète : le certificat CléA reste non plafonné (Mon Compte Formation).

Le deuxième est de 1 600 € pour un bilan de compétences, assorti d’une condition d’antériorité : la prestation n’est finançable que si aucun financement de bilan n’est intervenu au cours des cinq dernières années (Service-public.gouv.fr, actualité du 05/03/2026). Ce délai de cinq ans est sans doute la règle la plus souvent découverte au moment du refus plutôt qu’avant la demande.

Le troisième est de 900 € pour la préparation aux épreuves du permis de conduire du groupe léger, soit les catégories A1, A2, B et BE (Mon Compte Formation). Les permis du groupe lourd (C1, C1E, C, CE, D1, D1E, D, DE) et les certifications enregistrées au RNCP échappent au plafonnement.

Vient ensuite le point que les pages officielles mentionnent sans le développer : le plafond n’interdit rien, il déplace la charge. Tout dépassement doit être financé par le bénéficiaire ou par un tiers — employeur, État, région, Opco (Service-public.gouv.fr, 05/03/2026). Une action dont le prix excède le plafond reste accessible, à la condition que quelqu’un couvre l’écart. La question à poser à l’organisme n’est donc pas « est-ce éligible ? » mais « quel est le prix, et qui finance la part au-dessus du plafond ? ».

Le permis léger ajoute une exigence propre. Pour un salarié, le décret impose un cofinancement d’au moins 100 € versé par un tiers (Légifrance, décret n° 2026-127, modifiant l’article D. 6323-8), ce tiers pouvant être la région, un Opco, un fonds d’assurance formation, le FIPHFP, ou une mobilisation de droits C2P ou AT/MP (Mon Compte Formation). Les demandeurs d’emploi inscrits à France Travail accèdent au financement sans avoir à réunir ce cofinancement.

Combien vous restera-t-il à payer : le tableau par situation

Le raisonnement utile tient en trois questions, posées dans cet ordre : quel plafond s’applique à mon action, dois-je payer la participation, et qui finance ce qui dépasse. Le tableau ci-dessous applique ces trois questions aux quatre profils les plus fréquents. Il ne contient délibérément aucun prix de formation : ces tarifs sont fixés par les organismes et ne figurent dans aucun des textes cités ici.

Plafonds et participation applicables selon la situation, au 5 septembre 2026. Sources : décret n° 2026-127 du 24/02/2026, décret n° 2026-234 du 30/03/2026, Mon Compte Formation, Service-public.gouv.fr du 05/03/2026.
Votre situation Plafond de prise en charge Participation de 150 € Ce qui reste à couvrir
Salarié, certification du répertoire spécifique 1 500 € Due Le dépassement éventuel, à votre charge ou par un tiers financeur
Demandeur d’emploi inscrit à France Travail Mêmes plafonds : 1 500 €, 1 600 € ou 900 € selon l’action Non due Le dépassement, avec abondement France Travail mobilisable
Salarié bénéficiant d’un abondement employeur Celui de l’action visée Non due — l’abondement l’éteint Le solde restant après abondement
Salarié préparant le permis B 900 € Due Cofinancement tiers d’au moins 100 € obligatoire, plus le dépassement

La troisième ligne corrige une idée reçue tenace. Beaucoup de salariés imaginent que l’abondement de l’employeur s’ajoute à une participation qui resterait due par ailleurs. C’est l’inverse : l’abondement employeur figure parmi les cas d’exonération, si bien que l’employeur qui abonde vous dispense des 150 € par le fait même (Mon Compte Formation).

La quatrième ligne signale un dossier structurellement bloqué sans démarche préalable : sans cofinancement acté par un tiers, l’inscription au permis B n’aboutit pas pour un salarié, quel que soit le solde disponible sur le compte.

Compléter son financement quand les droits ne suffisent plus

Un solde insuffisant ou un plafond atteint ne clôt pas le dossier. Plusieurs financeurs peuvent intervenir, et l’ordre dans lequel vous les sollicitez change le résultat final.

L’abondement de l’employeur, d’un Opco ou d’un accord de branche ou de groupe joue un double rôle : il finance le reliquat et il éteint la participation (Mon Compte Formation). C’est le seul levier qui agisse sur les deux tableaux à la fois, ce qui en fait la première piste à explorer pour un salarié.

Le code du travail prévoit par ailleurs un abondement correctif de 3 000 € lorsque l’employeur a manqué à son obligation d’entretien professionnel (Légifrance, article R6323-3, version en vigueur au 01/02/2026). Ce crédit est versé sur le compte du salarié et s’ajoute à ses droits ordinaires. Il est très peu documenté par les pages qui traitent du CPF, alors qu’il constitue le complément réglementaire le plus substantiel prévu par le dispositif.

Pour un demandeur d’emploi dont les droits ne suffisent pas, France Travail peut abonder le dossier. La demande se formule au moment de l’achat de la formation, la réponse est communiquée dans l’espace personnel sous 10 jours ouvrés, et la place en formation reste réservée pendant l’instruction (France Travail). La même page rappelle que les droits acquis restent utilisables en cas de changement d’employeur comme de perte d’emploi.

D’autres financeurs sont mobilisables selon le profil : conseil régional, FIPHFP, fonds d’assurance formation des travailleurs indépendants, droits acquis au titre du compte professionnel de prévention, indemnisation au titre d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle (Mon Compte Formation).

L’ordre des démarches compte. Vérifiez votre solde, chiffrez le dépassement à partir du prix affiché par l’organisme, puis sollicitez l’abondement avant de valider l’inscription. Un abondement obtenu après le paiement ne vous rend pas la participation déjà prélevée : l’exonération se joue au moment de la souscription, pas après.

Cpf — illustration 2
Illustration originale — Formation Orientation

Mobiliser ses droits sans se tromper : le parcours réel

Le solde se consulte sur l’espace public de Mon Compte Formation, après connexion par identité numérique. C’est la seule source qui fasse foi sur le montant disponible : une estimation faite à partir de vos années travaillées donne rarement le bon chiffre, notamment en cas de temps partiel ou de changement de statut.

Quatre vérifications évitent l’essentiel des refus :

  • La date qui compte est celle de la demande de souscription, pas celle de l’entrée en formation : c’est elle qui détermine le montant de participation applicable (Légifrance, décret n° 2026-234).
  • La certification visée doit être éligible, enregistrée au RNCP ou au répertoire spécifique — et le répertoire d’appartenance détermine aussi le plafond applicable (Mon Compte Formation).
  • Le bilan de compétences suppose une antériorité vierge sur cinq ans (Service-public.gouv.fr, 05/03/2026).
  • Le permis léger suppose un cofinancement acté avant l’inscription lorsque vous êtes salarié (Légifrance, décret n° 2026-127).

Trois confusions reviennent constamment. La première consiste à mélanger le plafond de droits acquis — 5 000 € pour un salarié à temps plein (Légifrance, article R6323-1) — et le plafond de prise en charge par type d’action, limite distincte introduite en février 2026. Disposer de 5 000 € sur son compte ne signifie pas pouvoir en dépenser 5 000 € sur une certification du répertoire spécifique : le plafond de l’action prime.

La deuxième consiste à croire que l’exonération de participation vaut par défaut pour tout salarié. Elle ne s’applique que dans les six situations listées plus haut, et l’exonération la plus courante pour un salarié suppose un abondement effectif de l’employeur, pas une simple validation hiérarchique du projet.

La troisième consiste à engager une inscription au permis B en pensant régler la question du cofinancement ensuite. Le décret en fait une condition de prise en charge, pas une formalité de régularisation.

Sur le signalement des offres frauduleuses, un canal officiel existe, mais son adresse exacte n’est pas reproduite ici : elle ne figure dans aucune des sources vérifiées pour cette page. Passez par votre espace Mon Compte Formation pour la retrouver plutôt que par un lien trouvé dans un message non sollicité.

Ce que les chiffres publics disent de l’usage du CPF

France compétences a publié le 26 février 2026 son rapport sur l’usage des fonds de la formation professionnelle, portant sur l’exercice 2024. Trois éléments méritent d’être retenus, parce qu’ils éclairent les arbitrages réglementaires de 2026.

Les engagements financiers en faveur du CPF progressent de 6 % entre 2023 et 2024, tandis que le nombre de dossiers validés augmente de 4 % (France compétences, rapport publié le 26/02/2026). La dépense croît donc plus vite que le volume de dossiers, ce qui donne une clé de lecture directe des plafonds adoptés deux ans plus tard.

34 % des dossiers validés en 2024 concernent des personnes inscrites à France Travail, soit plus de 470 000 dossiers (France compétences, 26/02/2026). Le CPF n’est plus seulement un outil de salariés en poste : il est devenu un canal d’accès à la formation pour les demandeurs d’emploi, ce qui donne un poids particulier à leur exonération de participation.

Le troisième chiffre documente un effet de seuil mesurable : les dossiers validés progressent de 45 % de janvier à avril 2024, puis reculent de 17 % sur le reste de l’année (France compétences, 26/02/2026). Le rapport attribue ce basculement à l’ouverture puis à la restriction de l’éligibilité du permis moto, ainsi qu’à l’entrée en vigueur de la participation financière obligatoire le 2 mai 2024. Chaque durcissement réglementaire s’est traduit par une contraction observable de la demande — un précédent utile pour lire ce qui se passera après les plafonds de février 2026.

Une réserve s’impose : ces données portent sur l’année 2024. Une étude de la DARES consacrée au CPF en 2025 existe, mais elle n’a pas pu être consultée le 5 septembre 2026, le site renvoyant une page de vérification anti-robot. Aucun chiffre 2025 n’est donc avancé ici, et aucune tendance n’est extrapolée à partir des données 2024.

Ce qui peut encore changer d’ici 2027

Deux mécanismes rendent cette page datée par construction, et il vaut mieux le dire que laisser croire à une règle stable.

La participation est revalorisée chaque année par voie réglementaire (Mon Compte Formation). Les 150 € sont le montant de 2026, fixé par le décret du 30 mars 2026 (Légifrance, décret n° 2026-234) ; un décret ultérieur suffira à le modifier, sans passage devant le Parlement.

Les plafonds, eux, découlent de l’article 203 de la loi de finances pour 2026, qui a modifié l’article L. 6323-6 du code du travail (Légifrance, décret n° 2026-127, pris pour son application). Une prochaine loi de finances peut les relever, les abaisser, ou en créer sur d’autres types d’actions aujourd’hui non plafonnées, comme les certifications RNCP. Le mécanisme est désormais installé : c’est ce qui a changé en février 2026, plus encore que les trois montants eux-mêmes.

Ce que cette rubrique s’engage à faire : dater chaque page, afficher sa date de dernière vérification, et la republier à chaque décret modifiant l’alimentation, la participation ou les plafonds. Si vous lisez cette page plusieurs mois après la date indiquée ci-dessous, contrôlez le montant affiché au moment de votre souscription — c’est celui-là qui fait foi.

Méthode et sources

Cette page ne s’appuie que sur des sources officielles, toutes consultées le 5 septembre 2026 :

Réserve de méthode : la page de résultats de recherche a été relevée le 5 septembre 2026 via un proxy fr-FR, et non directement sur google.fr. Les blocs « Autres questions posées », extraits optimisés et positions exactes de Google n’ont donc pas pu être observés et ne sont pas décrits ici. Aucun coût de formation, aucun prix moyen et aucune économie réalisée ne figurent dans cette page : ces données ne sont publiées dans aucune des sources citées.

Dernière vérification des montants et des textes cités : 5 septembre 2026.

Sources

  1. Service-public.gouv.fr (DILA) — fiche « Compte personnel de formation (CPF) d’un salarié du secteur privé » — Alimentation de 500 € par année de travail, plafond de 5 000 € ; 800 €/an et 8 000 € de plafond pour les publics majorés ; participation obligatoire de 150 € par formation, sans participation en cas d’abondement employeur, de mobilisation de points C2P ou de financement lié à un accident du travail ou une maladie professionnelle ; calcul au prorata (217,80 € pour 700 heures travaillées) ; plafonds de prise en charge en vigueur depuis le 26 février 2026 : 1 500 € pour le répertoire spécifique, 1 600 € pour un bilan de compétences, 900 € pour les permis A1, A2 et B. (Page vérifiée le 27/06/2026, consultée le 05/09/2026)
  2. Légifrance — Décret n° 2026-234 du 30 mars 2026 relatif au montant de la participation obligatoire au financement des formations éligibles au compte personnel de formation — Fixe la participation obligatoire du titulaire à « cent cinquante euros » ; publié au Journal officiel du 1er avril 2026 (JORF n° 0078) ; le nouveau montant s’applique aux actions éligibles au CPF « pour lesquelles la demande de souscription est intervenue postérieurement à l’entrée en vigueur du présent décret ». (Décret du 30/03/2026, JO du 01/04/2026, consulté le 05/09/2026)
  3. Légifrance — Décret n° 2026-127 du 24 février 2026 relatif aux conditions de prise en charge des formations au titre du compte personnel de formation — Crée l’article D. 6323-1 A du code du travail et fixe trois plafonds de droits mobilisables : 1 500 € pour les certifications du répertoire spécifique hors socle de connaissances et de compétences professionnelles, 1 600 € pour les bilans de compétences, 900 € pour la préparation aux épreuves du permis de conduire du groupe léger ; publié au JO du 25 février 2026 (n° 0048), entrée en vigueur le lendemain ; pris en application de l’article L. 6323-6 du code du travail modifié par l’article 203 de la loi n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026 ; modifie l’article D. 6323-8 en exigeant un cofinancement d’au moins 100 € versé par un tiers pour les formations au permis de conduire. (Décret du 24/02/2026, JO du 25/02/2026, consulté le 05/09/2026)
  4. Légifrance — Code du travail, sous-section « Alimentation du compte » (articles R6323-1 à D6323-3-4) — Article R6323-1 : alimentation de 500 € par an, plafond 5 000 €, pour un salarié ayant effectué au moins la moitié de la durée légale ou conventionnelle de travail (version en vigueur au 01/01/2019). Article R6323-3-1 : 800 € par an, plafond 8 000 €, pour les salariés relevant de l’article L. 6323-11-1. Article D6323-3-3 : supplément de 300 € par an pour les travailleurs bénéficiaires de l’obligation d’emploi (version du 09/06/2019). Article R6323-3 : abondement correctif de 3 000 € en cas de manquement à l’obligation d’entretien professionnel (version en vigueur au 01/02/2026). (Versions en vigueur citées 2019 à 2026, consulté le 05/09/2026)
  5. Mon Compte Formation — Caisse des Dépôts — Participation financière obligatoire portée à 150 € en application du décret n° 2026-234 ; montant identique quel que soit le coût de la formation, prélevé automatiquement lors de l’achat en ligne, payé par carte ou virement, « aucun délai ni facilité de paiement » n’étant accordé ; liste des exonérations : demandeurs d’emploi, salariés bénéficiant d’un abondement employeur pour les sommes versées depuis le 1er janvier 2023, financement par un Opco ou un accord de branche ou de groupe, mobilisation de droits au titre du compte professionnel de prévention, indemnisation au titre d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle, élus mobilisant leurs droits pour une réinsertion professionnelle. (Page publiée le 01/05/2024 et mise à jour depuis, consultée le 05/09/2026)
  6. Mon Compte Formation — Caisse des Dépôts — Détaille le plafonnement : 900 € pour les permis du groupe léger (A1, A2, B, BE) avec cofinancement externe obligatoire pour les salariés (région, Opco, fonds d’assurance formation, FIPHFP, droits C2P ou AT/MP) et accès sans cette condition pour les demandeurs d’emploi inscrits à France Travail ; 1 600 € pour un bilan de compétences, sous réserve de ne pas en avoir fait financer un au cours des cinq années précédentes ; 1 500 € pour les certifications du répertoire spécifique, le certificat CléA restant non plafonné ; les certifications RNCP et les permis des groupes lourds (C1, C1E, C, CE, D1, D1E, D, DE) ne sont pas plafonnés. (Règles applicables depuis février 2026, page consultée le 05/09/2026)
  7. Service-public.gouv.fr (DILA) — actualité « Quelles évolutions en 2026 pour l’utilisation du CPF ? » — Confirme l’entrée en vigueur des trois plafonds le 26 février 2026 (1 500 € répertoire spécifique, 1 600 € bilan de compétences, 900 € permis du groupe léger), précise que le bilan de compétences n’est finançable que si aucun financement n’est intervenu au cours des cinq dernières années, indique qu’une règle d’éligibilité encadre l’usage du CPF pour la préparation du permis de conduire depuis le 21 février 2026, et que tout dépassement de plafond doit être financé par le bénéficiaire ou un tiers (employeur, État, région, Opco). (Article publié le 05/03/2026, consulté le 05/09/2026)
  8. Service-public.gouv.fr Entreprendre (DILA) — actualité « Financement du CPF : évolution du montant de la participation obligatoire » — Rappelle le décret n° 2026-234 du 30 mars 2026 et le nouveau montant de 150 € à la charge du salarié, en indiquant une application aux inscriptions à compter du 6 avril 2026 ; précise que le salarié peut demander le remboursement de cette somme à son employeur, sans que ce dernier y soit tenu. (Article publié le 10/04/2026, consulté le 05/09/2026)
  9. France compétences — rapport sur l’usage des fonds de la formation professionnelle, édition 2025 — Les engagements financiers en faveur du CPF augmentent de 6 % entre 2023 et 2024 et le nombre de dossiers validés progresse de 4 % ; 34 % des dossiers validés en 2024 concernent des personnes inscrites à France Travail, soit plus de 470 000 dossiers ; les dossiers validés progressent de 45 % de janvier à avril 2024 puis reculent de 17 % sur le reste de l’année, évolution attribuée à l’ouverture puis à la restriction de l’éligibilité du permis moto et à l’entrée en vigueur de la participation financière obligatoire le 2 mai 2024. (Publication du 26/02/2026 portant sur l’exercice 2024, consultée le 05/09/2026)
  10. France Travail — Un demandeur d’emploi dont les droits CPF sont insuffisants peut demander un abondement à France Travail au moment de l’achat de la formation ; la réponse est communiquée dans l’espace personnel sous 10 jours ouvrés et la place en formation est réservée pendant l’instruction de la demande ; les droits acquis restent utilisables en cas de changement d’employeur ou de perte d’emploi. (Page consultée le 05/09/2026, sans date de mise à jour affichée)

Rédaction Formation Orientation

Les règles, montants et démarches citées renvoient à l’ONISEP, France Travail, France Compétences ou Légifrance. Nous ne vendons aucune formation et ne touchons aucune commission.

Rédigé par la rédaction de Formation Orientation. Les montants, durées et conditions cités renvoient à leur source et à sa date : les dispositifs de financement changent souvent, vérifiez auprès de l’organisme avant de vous engager.

À lire aussi